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L'extrême
popularité dont son nom continue à
jouir, le succès que remportent toujours
ses disques, la grande diffusion de
sa musique, le reggae, partout dans
le monde, prouvent que le geste fut
compris. Et prolongé.
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Début
février 1981, sa mère Cedella, sa
femme Rita et quelques amis, dont
plusieurs membres des Wailers, fêtent
avec lui son trente-sixième anniversaire.
Mais, en mars 1981, il ne pèse plus
que trente-cinq kilos et au début
du mois de mai, les médecins déclarent
forfait. Bob Marley est rapatrié de
toute urgence à l'hôpital Cedars of
Lebanon de Miami où il meurt le 11
mai à onze heures trente-cinq du matin.
Son corps est rapporté en Jamaïque
et un deuil national est décrété.
Quarante mille Jamaïcains viendront
rendre un dernier hommage à celui
qui appartient désormais eu panthéon
des héros nationaux. Le 21 mai, une
foule considérable l'accompagnera
à sa dernière demeure, un petit mausolée
de pierre blanche sur l'une des collines
de Nine Miles où il jouait lorsqu'il
n'était qu'un enfant.
Sa
mort achève pour ainsi dire un processus
qui aujourd'hui se vérifie pleinement.
Marley entre dans la mythologie moderne.
Et, comme tout mythe, sa disparition
suscite de nombreuses interprétations
et fait courir bien des rumeurs. On
a parlé d'un complot commandité par
la C.I.A., d'un empoisonnement du
sang dû au plomb de la balle qui l'avait
blessé lors de l'attentat de 1976,
et de bien d'autres choses.
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