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Le
Sénégal s'apprête
à recevoir, en avril prochain,
un sommet des chefs d'Etat africains,
initiateurs du NEPAD notamment les
président Olesogun Obasanjo
(Nigéria), Abdel Aziz Bouteflika
(Algérie) et Thabo Mbéki
(Afrique du Sud). On s'en souvient,
en compagnie du président sénégalais
Abdoulaye Wade et du malien Alpha
Oumar Konaré alors président
en exercice de la Communauté
Economique des Etats de l'Afrique
Occidentale (CEDEAO) et de l'Union
Economique et Monétaire Ouest
Africaine (UEMOA), les futurs hôtes
du Sénégal avaient pris
part au sommet du Gènes du
G-8.
Devant les dignitaires des nations
les plus riches du monde, ils s'étaient
évertués à vendre
le NEPAD. Il semble que ce projet
aura été très
bien accueilli par les sommités
occidentales. Si l'on en croit quelques
échos distillés ça
et là dans l'entourage des
invités su sommet italien.
Pour mémoire, il faut noter
que le NEPAD est né du principe
que toutes les voies qui ont été
exploitées jusqu'avant son
avènement ont échoué.
Alors, ces chefs d'Etat africains,
mandatés par leurs pairs lors
du derniers sommet de l'Organisation
de l'unité Africaine (OUA)
étaient chargés de faire
le diagnostic du malade qu'était
le continent noir et des remèdes
à lui apporter.
A l'origine, il y avait, deux ans
plans. Celui officiel concocté
par les présidents algérien,
sud africain et nigérian, intitulé
alors Nouvelle Initiative Africaine
et celui de wade qu'il appelait "Oméga".
Finalement, ces deux initiatives furent
fusionnées à la demande
du président américain
Bush.
A Dakar, il s'agira de faire l'état
d'avancement
d'un projet qui vise à développer
l'Afrique d'abord par les africains,
eux-mêmes. C'est seulement après
que viendra l'apport de l'extérieur
qui, quoiqu'attendu, sera redéfini.
LASSANA
CISSOKHO, Directeur Publication Les
Echos De DAkar
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