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La
seconde notion importante liée au
Ramadan est laumône.
Laumône
est une pratique ayant sous diverses
formes joué un grand rôle dans la
vie quotidienne de la société musulmane,
selon des habitudes plus ou moins
réglementées par les dispositions
de la loi religieuse.
Laumône
légale ou la zaka,
qui signifie « purifier »,
désigne laumône, qui en effet
est regardée comme purifiant celui
qui la fait. Il est difficile den
donner léquivalent en français.
Le terme de dîme conviendrait à condition
de le dépouiller de toute idée quantitative
précise. La zaka
est une contribution, en nature
ou en espèce, payée par le musulman
et destinée à alimenter un fonds de
secours mutuel, de bienfaisance, ou
même à couvrir certaines dépenses
dintérêt public. Toute une législation
la régit. A lheure actuelle,
très peu de pays lont conservée :
les musulmans fervents seuls continuent
à se considérer comme obligés et font
leurs dons en particulier. Provenant
de musulmans, le résultat de la collecte
ne doit servir quà des musulmans
ou à des gens que lon cherche
à attirer vers lislam.
Pour
la fête qui marque la fin de Ramadan,
le fidèle doit donner une aumône en
privé, qui cette fois peut aller à
des non-musulmans, afin daider
les moins fortunés à fêter eux aussi
la rupture du jeûne. Cette pratique
semble bien observée.
« La
zaka
a joué dans lhistoire un
grand rôle pour la cohésion de la
communauté. Depuis les années 1950,
son existence est donnée comme preuve
du caractère social de lislam :
son rétablissement est exigé par les
associations musulmanes. La zaka est prélevée non seulement sur le
revenu, mais aussi sur certaines catégories
de capital. »
A
laumône légale pouvait sajouter
à linitiative de chacun laumône
volontaire qui nétait assujettie
à aucune règle et qui faisait seulement
lobjet dune recommandation.
Cest grâce aux aumônes personnelles
de ce genre que vivaient au Moyen
Age beaucoup de membre de la communauté,
notamment les pauvres de toute espèce,
liés ou non aux soufismes, qui pratiquaient
la mendicité et par qui les institutions
réalisées par le moyen de « donations
pieuses » prévoyaient des distributions
de nourriture ainsi que des présents
pour certaines fêtes.
Une
autre forme daumône à caractère
surtout charitable était laumône
présente à loccasion de la rupture
du jeûne du Ramadan, dont le montant
a toujours été laissé à lappréciation
de ceux qui sen acquittent.

(
extrait du mémoire de sociologie
de Mlle Christelle Ingouf )
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