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Art et Culture en Bretagne


.: Le Ramadan :.

La seconde notion importante liée au Ramadan est l’aumône.

L’aumône est une pratique ayant sous diverses formes joué un grand rôle dans la vie quotidienne de la société musulmane, selon des habitudes plus ou moins réglementées par les dispositions de la loi religieuse.

L’aumône légale ou la zaka, qui signifie « purifier », désigne l’aumône, qui en effet est regardée comme purifiant celui qui la fait. Il est difficile d’en donner l’équivalent en français. Le terme de dîme conviendrait à condition de le dépouiller de toute idée quantitative précise. La zaka est une contribution, en nature ou en espèce, payée par le musulman et destinée à alimenter un fonds de secours mutuel, de bienfaisance, ou même à couvrir certaines dépenses d’intérêt public. Toute une législation la régit. A l’heure actuelle, très peu de pays l’ont conservée : les musulmans fervents seuls continuent à se considérer comme obligés et font leurs dons en particulier. Provenant de musulmans, le résultat de la collecte ne doit servir qu’à des musulmans ou à des gens que l’on cherche à attirer vers l’islam.

Pour la fête qui marque la fin de Ramadan, le fidèle doit donner une aumône en privé, qui cette fois peut aller à des non-musulmans, afin d’aider les moins fortunés à fêter eux aussi la rupture du jeûne. Cette pratique semble bien observée.

 

« La zaka a joué dans l’histoire un grand rôle pour la cohésion de la communauté. Depuis les années 1950, son existence est donnée comme preuve du caractère social de l’islam : son rétablissement est exigé par les associations musulmanes. La zaka est prélevée non seulement sur le revenu, mais aussi sur certaines catégories de capital. » [8]

 

A l’aumône légale pouvait s’ajouter à l’initiative de chacun l’aumône volontaire qui n’était assujettie à aucune règle et qui faisait seulement l’objet d’une recommandation. C’est grâce aux aumônes personnelles de ce genre que vivaient au Moyen Age beaucoup de membre de la communauté, notamment les pauvres de toute espèce, liés ou non aux soufismes, qui pratiquaient la mendicité et par qui les institutions réalisées par le moyen de « donations pieuses » prévoyaient des distributions de nourriture ainsi que des présents pour certaines fêtes.

Une autre forme d’aumône à caractère surtout charitable était l’aumône présente à l’occasion de la rupture du jeûne du Ramadan, dont le montant a toujours été laissé à l’appréciation de ceux qui s’en acquittent.

( extrait du mémoire de sociologie de Mlle Christelle Ingouf )


 
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